[Ce compte-rendu, je l'avais publié puis presque aussitôt supprimé, le trouvant trop long - long mais pas trop trop tordu, je crois - et pas très palpitant. Mais, étant donné qu'il n'y a pas zu de nouvel article ici depuis un mois...]
Et oui, j'ai été assez motivé pour me rendre à Gendrexils le 15. Mais, ayant laissé passer les places abordables du Thylus, j'ai fait le voyage en car. Et je m'suis dit allez, pourquoi ne pas balancer mon compte rendu sur la crique ? Je me suis finalement répondu oui, mais en modifiant quelques mots, par pudeur et amusement.
Avant de partir, j'avais divisé le week-end en 11 ou 12 étapes. C'est ce qui est souligné dans le compte-rendu.
N'ayant pas publié mes dernières notes, (d'ailleurs je n'en avais pas pour "la marche" de fin septembre), je dois expliquer à l'avance : Aux étapes 5 et 6, il est question de petites brunes. L'une, c'est une fille bien sympa avec qui j'ai marché, fin septembre, lorsque j'ai rejoins "la marche" pour une demi-étape. Je ne sais pas si on a toujours été sur la même longueur d'ondes, mais je l'ai plutôt bien aimée. L'autre, c'est une hispéenne, vue quelques jours avant l'une. J'avais trouvé qu'elle avait une jolie petite gueule, avant d'en douter. L'idée de les revoir ne me déplaisait pas.
0 - Nuit du vendredi au samedi. Avec les connards d'en bas.
Les connards sont étrangement partis assez tôt. Je ne dors tout de même pas beaucoup, mais me lève sans problème à 3h45.
1 - Chez wam/Paris + Paris/Bagnolet à pieds + "Trouver car". Ca devrait aller.
Chez wam/Paris : OK. Paris/Bagnolet : Un peu galère car je me suis planté dans mon trajet, mais OK.
Trouvage car : OK grâce aux renseignements de gens sympas.
2 - Ponctualité départ (7h30). Ne dépend pas de moi.
Le car arrive, j'y prends place... Oh putain, pourvu que personne ne s'assoie à côté de moi, sinon je me sentirais comme une sardine dans une boîte d'allumettes, dans ce réservoir à microbes.
Ca y est , il y a du monde. Derrière ça bouffe et ça tousse. A côté ça discute avec derrière.
7h39, heure du car (qui devait avancer de 4 minutes). Il démarre. J'ai déjà mal au dos. 7h42. Il bouge.
3 - Pénibilité trajet. Ne dépend pas (que) de moi...
8h16 : (Je ne sais plus où j'étais car je n'arrive pas à me relire, et j'ai pas envie de chercher). Plus que 250km, d'après un panneau. Ca va bien se passer.
La campagne, l'automne... Je défile dans de tels paysages que je ne pourrais m'endormir. De toutes façons je n'en ai pas envie.
8h38 : Gendrexils, 213km. 8h50 : 193km. 9h07: Petite pause sur l'aire de repos de Feuillère.
9h15. A2/E19. On se fait doubler par un TGV bleu. Nous entrons dans le Nord-Pas-de-Calais.
9h33. Nous passons La Scarpe. 10h03, on est à Lille et on s'arrête. Des gens descendent et d'autres montent. Ce que j'ai vu de Lille est très très moche. Mais j'imagine qu'il y a aussi de beaux endroits.
10h26. Gendrexils 99km. 10h35. Le chauffeur ne suit pas les panneaux "Gendrexils". En fait, on a fait un détour pour aller à une station essence. J'ai eu un passage difficile dans la dernière partie du voyage. Il m'a fallu prendre un bout de sucre et absorber un peu de miel. Mais dans l'ensemble, ça a été. J'ai même réussi à supporter la promiscuité. Et non pas la promise cuitée, qui est une mariée bourrée.
4 - Ponctualité arrivée. (11h45) Ne dépend pas de moi.
Arrivée vers 12h10 en gare routière de Gendrexils Nord. Durée du voyage : 4h30.
5 - Sur place : Ambiance, forme, etc... Ne dépend pas (que) de moi.
A peine trois minutes après ma descente du car, on m'interpelle. Deux jeunes gars veulent savoir si le car vient bien de Paris. A peine trois minutes plus tard, un gars vient me demander quelque chose, mais pas en français. Je lui réponds "je parle français". Et comme lui pas, j'aurais pu lui répondre "j'aime pas les épinards" qu'il serait parti pareil(lement). Dans une année, je crois qu'au moins 60 personnes m'interpellent pour avoir un renseignement, (rarement le même). Il semble que la moyenne risque de monter ici. Je vois quelques personnes concernées par le mouvement - pour ne pas dire le nom, sinon ça sert à rien qu'Aslan s'emmerde à faire des jpeg - qui m'ont l'air d'être paysbasiens. Mais je pars, vers le Parlement, où devrait avoir lieu le rassemblement d'après ce que j'ai vaguement compris d'une "info" à la radio. Je mange à peine. Plus loin, une dame vient vers moi pour me demander... Pourquoi j'ai photographié sa voiture ! Je n'avais rien photographié du tout, mon appareil photo était dans ma poche, mais elle n'a pas l'air convaincue. Zob.
Ensuite, j'erre. Je passe par une rue avec des filles en vitrines. Sûrement des magasins de lingerie engagés dans la lutte contre le chômage qui préferent embaucher de vraies mannequins. Je suis sur le trottoir d'en face, regarde un peu, juste le temps de voir qu'elles ont l'air d'allumer les passants. Bref, si j'osais, je dirais qu'elle se comportent comme des putes.
Direction le Parlement, donc. J'y suis, puis j'erre encore, prêt à retourner vers la gare. Je me dirige vers elle. Où sont-ils ? Peu après 14h, je fini par trouver un gars sympa avec qui je marche... Jusqu'au Parlement, via quelques détours, puisqu'il m'a dit qu'il n'y aurait pas de gros cortège, mais qu'il avait été décidé que les gens viendraient par groupes de 50 personnes. Sauf, on sait pas à quelle heure. J'attends.
Putain. 16h30, toujours que dalle. Une semaine à faire une pancarte. 46€ et 4h30 de car à côté d'une meuf qui m'pose ses 4kg de quart de cul sur ma cuisse, et je serais venu pour rien !? Si ça s'trouve il s'passe des trucs sympas à Paris. Et ici, si ça s'trouve aussi, ils s'sont mis d'accord pour aller ailleurs. Et là, y a des mecs derrière moi qui foutent du rap. J'sens que j'vais finir aux putes.
J'entends une dame dire qu'ils sont gare du Nord. Put' !! J'y vais. Je les rencontre peu après 17h, sur un grand boulevard. Il y a du monde. Ca va pas être facile de retrouver une petite brune là-dedans. Ni même deux. Surtout maquillées, car c'est possible qu'elles le soient.
Je ne suis plus très motivé, un peu déçu d'avoir loupé une bonne partie du truc. Mais je sors tout de même ma pancarte.
En fin de parcours, dans le parc du Saint Contenair, je reconnais des "parisiens", dont "un pote" qui me dit, en substance, qu'aujourd'hui n'était pas, selon lui, LA grosse journée immanquable.
6 - Nuit du samedi au dimanche. Alors là... Grande inconnue, (je sais juste qu'il va cailler). Improvisation.
Personne n'a vraiment remarqué ma pancarte. Il fait nuit. C'est foutu pour les petites brunes.
Tours de paroles avec traductions en français, hispéen et grand-breton. C'était sympa. Ha, elle m'excite avec son accent hispéen ! C'est fou, ça. Puis on a vu des images d'autres villes comme Madrid, New York ou Berlin. Vraiment, on aurait pu faire une ovation aux traductrices - et traducteurs - qui ont fait un sacré boulot. L'hispéenne assurant aussi, parfois, la traduction en grand-breton. (Assurant les trois langues, donc).
Une meuf a tenté de me violer. N'ayant pas vu ce qu'elle était, (jolie, pas jolie...), je lui ai fait une balayette et lui ai arraché deux dents. Avant qu'elle n'ouille vers d'autres gars, dont un qui a eu droit à une main au cul. Elle réclamait plus d'amour. [Je ne lui ai ni fait de balayette, ni arraché de dent... Je vous ai fait une blague]
Un vieux se promène avec le cul et la bite à l'air. Classe.
J'ai retrouvé la jolie hispéenne du mois dernier mais, j'cromprends pas : J'retrouve pas sa jolie petite gueule. Pas grave.
J'aide à monter une grande tente. Une grande tente avec un e. Du coup, c'est pas impossible que je m'y installe. La petite hispéenne vient me parler, en français, au hasard et vite-fait. Rien à voir avec le fait que je l'aie photographiée, un peu plus tôt, sans faire exprès en "visant" un feu de camp. Pourtant elle m'a grillé, c'est flagrant sur la photo. [Il y a un mensonge dans l'avant-dernière phrase. Et j'ai depuis supprimé la photo. Saloperie de conscience]
Plus tard, je vais "m'allonger". Mais d'autres écoutent à fond de la musique de merde, techno-rap. Je me relève plusieurs fois, mais plus à cause du froid et du manque d'envie de rester là, sous cette tente. De toutes façons, je ne dormirai pas. 2h et quelques : Un gars dit au micro qu'il y a des campeurs qui voudraient au moins baisser le volume. "Embrouille". Je me lève et vais aller leur dire de jouer des berceuses, ce qui mettrait tout le monde d'accord. (Je dois quand même être fatigué pour ne pas hésiter à faire/dire ce genre de connerie). Du coup, au premier rang des "danseurs", je vois la petite hispéenne. Merde, elle est - je sais pas si c'est le bon terme -"excitante", quand même. Elle est belle en fêtarde (?) C'est une énigme, cette fille. Je vois aussi un gars avec qui j'avais un poco marchado, fin septembre. Mais pas la petite brune.
Avant 3h, j'en ai marre de me geler les miches sous la tente. Et je ne me reposerai pas moins dehors, près d'un feu. Je cède ma place à une dame hispéenne. (Je n'me serai quand même pas trop mal démerdé, cette fois, en langues étrangères). Je me balade donc et... Et hop, qui vois-je ? La petite brune... Qui ne me reconnait pas. (Pas tout de suite). On discute vite-fait. J'évite de la saoûler. Quoiqu'elle a l'air plutôt tolérante, (puisque) je la laisse avec deux amis très très proches, dont un qui semble tenter de l'être encore plus, et un qui semble réussir.
Plus tard, je discute, près d'un feu, (du coup je vais puer la fumée), avec quelques personnes, notamment une fille bien sympathique, jusqu'après 5h40. [Ca doit être une manie, de préciser que les gens sont sympathiques]
7 - Retour : "Trouver car" + ponctualité départ (8h). Ne dépend pas (que) de moi.
Je m'en vais tranquillement vers la gare, (après avoir viré la partie liquide de mon petit déjeuner à cause de mon enculé de pseudo-thermos qui l'a bien refroidi, mon lait), réalise agréablement que je suis en train de marcher de nuit à Gendrexils, et repasse par la rue aux putes... Derrière les vitrines, c'est pas aussi jolie que la veille. Ca n'a rien à voir, mais j'arrive très en avance. Il n'est pas 7h, mon car doit partir à 8h.
Il démarre à 8h03 d'après lui. J'ai le sentiment de repartir avec quelques déceptions. Pas forcément liées à la petite brune, que j'aimais juste bien. Plutôt d'avoir loupé une partie du truc. Mais je pense que la somme des déceptions doit être inférieure à celle que j'aurais zu si je n'étais pas venu.
8 - Pénibilité trajet. Ne dépend pas (que) de moi.
Personne à côté de moi, même après l'arrêt je sais pas où. (Gand ?) Des gens dorment, ronflent. Moi, ma tête à tendance à tomber, parfois. J'ai mon walkman pour écouter la radio. Oui, walkman, pas MP3 ou i-truc. J'écoute tout et rien. Je somnole. Et puis, il faut que je regarde les paysages. Merde, on se tape un Jacky Chan. Faut pas me demander lequel, j'ai pas regardé.
9 - Ponctualité arrivée (12h30). Ne dépend pas de moi.
Arrivée à 12h29. En gros, encore 4h30 de trajet.
10 - Retour à la voiture.
1h pour rejoindre ma caisse, près de la place de la Bastille. J'espère que la môme a compris qu'elle ne m'avait pas fait mal avec sa corde à sauter, quand j'ai pas pris la peine de la contourner... Elle avait l'air gênée. (C'est bon, j'ai presque bonne conscience maintenant).
11 - Paris, Paris...
Je fais un tour à la ménagerie du Jardin des Plantes puisque je bénéficie du tarif "profiteur de la société". (Comme en septembre, je me demande pourquoi ça s'appelle Jardin des Plantes. Parce qu'il existe des jardins pas des plantes ? Genre Jardin des Cailloux ?) Puis j'arrive quai St Bernard vers 15h30 pour une AG prévue à 16h. Une meuf quelque peu abrutie s'en prend aux passants, les insultant quasiment, car ils n'étaient pas, selon elle, à la manif de la veille.
AG, discutaille, jolies filles, conneries... Je ne détaille pas, mais je n'en pense pas moins.
Je me casse de Paris vers 21h, (je trouve un bout de papier sur mon pare-brise ; "Vous me plaisez beaucoup", etc, suivi d'un numéro de téléphone que je m'empresse de ne pas composer), et retrouve mon quartier de merde vers 22h.
J'ai bien aimé Gendrexils. (Le peu que j'en ai vu, en fait). Plus vivable, à mon goût, que Paris. Et je pense garder un souvenir plutôt positif de ce week-end, malgré les malgrés. [En fait, il n'y en a qu'un, malgré, c'est le loupage de début]
Trinita
Je vais voir si j'ai des photos "intéressantes", pour aérer...









TS

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