Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 11:00

[Histoire de placer un nouvel article, au risque de squatter, et au risque de "m'obliger" à publier mon (ou mes)* autre(s) compte-rendu(s).

*J'ai celui du 17/09, et j'aurai peut-être celui du 18/02]

De l'action. Du sexe. Du suspense... Rien de tout ça dans ce nouveau récit. A moins de ne pas être trop difficile concernant l'action. Du coup va falloir que j'assure avec les photos, (m'étais-je dis alors).. 

Cette année, l'idée de passer la soirée du 14 juillet à la Bastille me plaisait. Je me suis donc levé à 6h pour arriver assez tôt dans la capitale de la France, en souhaitant me garer du côté de l'Hôtel de Ville. J'avoue que je voulais voir ce que donnait le défilé aérien depuis là-bas, moi qui vois habituellement les avions passer au dessus de ma tête et des Champs depuis les champs de par chez moi. (Il y a des champs de par chez moi, mais le par chez moi ne se cultive pas). Pour conclure cette introduction - à défaut d'avoir conclu autre chose en ce qui concerne ce 14 juillet (à moins que...) - j'ajouterai que je comptais me joindre, une nouvelle fois, aux... Ah merde, faut pas dire le nom.

Trajet impeccable jusqu'aux tous derniers kilomètres où je me suis planté. Pas grave, puisque je m'y retrouve assez vite et, tiens, je me gare au même endroit qu'en août dernier pour le festival FNAC Indétendances. Rue de la Tâcherie. Ca me va bien. Une des rares rues de Paris à ne pas être gratuite en août, week-end et jours fériés. C'était l'époque où je pouvais encore me vanter de ne pas payer le stationnement. Mais tant pis, j'y reste. Ca ferait quoi ? 11€ ? Peut-être 11 + 11 + 11. Zob. (Quand même un peu de suspense).

Je m'installe sur des marches, à la limite des Tuileries, près de la grande roue. Parce que c'est difficile d'aller plus loin (pour cause de barrages) et que ce serait inutile. A ma gauche, une dame parle toute seule, mais aussi volontiers aux gens pour leur expliquer comment ça se passe, cause qu'elle doit venir tous les ans.

Après ma précédente journée parisienne, m'étant trouvé mauvais à ne pas être foutu de comprendre les conversations en espagnol ni d'être à l'aise pour répondre à une américaine, j'ai été assez motivé pour empreinter des bouquins de vocabulaire et/ou de conjugaison en anglais et espagnol. J'ai été moins motivé pour aller au-delà de la page 40 du livre sur l'espagnol. Par contre, je l'ai été assez pour regarder The Truman Show dans cette même langue et réécouter le 1er album solo de Manu Chao. Mais tout ça ne m'est pas d'une grande aide. Surtout là : J'ai de l'américain à ma gauche, une langue asiatique à ma droite, et une langue de l'Europe de l'est devant. Puis j'ai mal au cul. Je suis arrivé vers 8h30, soit 2h avant les avions, et j'ai l'impression qu'au loin, à la Défense, ils ont eu le temps de construire une nouvelle tour.

Les avions arrivent, les gens sont contents. Les avions sont passés, je me casse. Youpi.

 

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Je me retrouve un peu plus tard sur la rue des Ravioli, fermée à la circulation. Il y a du monde sur les trottoirs. On va avoir droit au défilé. Et effectivement, ça défile. Les militaires, comme les pompiers mais un peu moins, quand même, sont applaudis. Pourquoi pas. Maintenant, (vers midi), direction Belleville, où le rendez-vous avec les mm-mm-mm est donné pour 13h. Je m'y rends par la rue du Temple, me disant que cette rue pue la pisse avant même que mon odorat ait l'occasion de me donner l'information. J'arrive à Belleville peu avant 13h. Il y a quelques personnes, dont un gars sympa avec qui j'avais discuté en juin, et avec qui je remets ça, et quelques têtes que je "reconnais". A un moment il est question de faire des binômes. Je m'éloigne de quelques pas. Après comptage, il est constaté qu'il y a, sans moi, 18 personnes, et décidé qu'il faut faire trois groupes de six, puis des échanges de numéros de téléphones. Je m'éloigne de quelques mètres. Bon, tout ça, c'était pour les gens de l'organisation, mais quand même. Vers 14h, il y a du monde, ça discute. Je laisse mon mail à un monsieur qui me propose de m'envoyer de quoi faire un badge. Certains moments de faiblesse me rendent sympa. Des militaires véhiculés passent et se font un peu huer. J'ai trouvé ça plutôt ridicule. Limite j'avais un peu de peine pour eux. Comme quoi, sous le bloc de bêton glacé, il y a un coeur qui bat. Parmi la foule, pas une seule de mes trois "copines" du 19 juin. Par contre, et ça n'a rien à voir, des gens avec des drapeaux palestiniens, appelant au boycott d'Israël, seraient du défilé. Je ne connais pas grand chose de ce qu'ils demandent, de cette cause, (ce qui ne veut pas dire que je sois insensible au fait qu'il y ait des gens qui morflent), et c'est peut-être pour ça que j'étais beaucoup moins à l'aise qu'en juin. C'est con, parce que je crois que j'ai été beaucoup plus filmé ce jeudi qu'au précédent défilé.

 

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Direction Richard Lenoir/Bastille, via Ménilmontant, (c'est moche), et la rue de la Roquette avec un passage près du Père Lachaise, où j'ai eu une pensée pour... Une amie que je n'ai pas connue. J'ai été tenté de me casser du défilé pour aller "la voir". Rue de la Roquette, des gens scandent "Police partout, justice nulle part". Faut arrêter avec ça, non seulement "Police partout" c'est pas vrai - j'aimerais bien avoir de temps en temps sous ma fenêtre ne serait-ce qu'un centième des effectifs qui étaient déployés à Notre-Dame le 19 juin - mais en plus, depuis le début de la marche, il n'y a pas eu de flic - en uniforme, en tous cas. Enfin, au moins, on échappe à "Machin t'es foutu, les bidules sont dans la rue".

On arrive à Bastille vers 15h30. Quelques chose me tracasse... Je m'absente une quarantaine de minutes, le temps d'un aller retour pour voir si j'ai un PV. Au retour, je discute avec une dame d'ATTAC et puis, merde, je remonte la rue de la Roquette jusqu'au Père Lachaise, où plutôt jusqu'à la tombe de Soph'. C'est un peu ridicule. Tiens, la tombe de Mano Solo est à côté. Entre celle de la marquise, donc, et celle de Claude Chabrol. Une dame, voyant cette dernière, dit qu'elle est contente. Cool pour lui. Les gens qui s'arrêtent le font pour Chabrol ou pour Mano Solo. Eh, et Sophie de Grouchy, c'est de la merde ?

Retour à Bastille. Oh !? Y a du monde sur les marches de l'Opéra, dont des gendarmes, en haut, prêt pour un éventuel balayage. Mais l'assemblée se tient normalement. C'était sympa, avec des interventions de gens de divers endroits de France, mais aussi d'un liègeois, un allemand, une chilienne, un américain, et bien sûr des espagnols.

 

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Tiens, qui vis-je ? "Mon" espagnole. Histoire d'avoir des choses à ne pas raconter dans ce qui n'était alors qu'un éventuel récit, je pars dans sa direction. Mais en route, je m'arrête et cause avec deux jeunes gars bien sympas. La conversation terminée, je m'dis que merde, il faut que je la retrouve, maintenant. Est-elle toujours sur la droite ? Non ! C'est ma voisine de gauche. Coquina. Elle parle, mais pas toute seule, et en espagnol. Est-elle belle ? Encore pas sûr. Nos regards se croisent, s'accrochent un chouïa plus que les autres fois. Ou un chouïa mieux. Peut-être un moment de faiblesse pour elle, j'ai droit à un léger léger sourire, qui s'envole. Mon "bonjour" passe à côté de ses ojos. Elle s'en va un peu plus tard. Nous autres ne nous laissant pas à balayer aux gendarmes, nous en allons à 19h, juste à côté, car ce n'est pas interdit. Un couple argento-brésilien m'intérroge. Je me débrouille en anglais, mais merde, je suis loin d'être au point.

Mangeaille, discutaille, dansaille... Ca se passe plutôt bien. Négociations avec les policiers/gendarmes qui ne veulent pas d'installation de tentes pour la nuit, mais qui veulent bien que les gens restent dormir, avec couverture. "Comme des SDF". C'est cool, on accepte les SDF.

Je me casse vers 22h, histoire de voir le feu d'artifice depuis les quais, après le Pont Neuf. Enormément de monde dehors. Le feu d'artifice ? Mouais, un feu d'artifice, quoi. [...]* Allez, direction ma bagnole. Toujours pas de PV, ouf. Mais je vais perdre 5 litres d'essence en manoeuvrant. Pas de cadeau pour le pare-choc de derrière. Putain, il y avait du monde sur les Champs.

 

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*Et si j'en racontais un peu plus, finalement ?..

Notre très courte conversation l'a remuée. Peu avant 22h, elle a décidé qu'avant son départ le lendemain pour l'Espagne...

Qu'est-ce qu'elle risquait ? De toutes façons on ne se reverrait plus. Elle repasse discrétement par Bastille. Elle savait que je comptais aller voir le feu d'artifice. Arrivée sur les quais, mierda, puta ou je ne sais quoi, y en a du monde. Plein les ponts. Elle marche, elle cherche. Plus la botte de foin est épaisse, plus elle s'obstine pour tirer son épingle du jeu. Puta, puta... Il y a même des gens qui descendent sur les quais. Elle stoppe en haut des escaliers, juste après le Pont Neuf. "Quisas..." C'est ce qu'un monsieur, là avec sa femme, l'entend dire. Quisas, (dit le monsieur) ? Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle avait parlé tout haut. Un très court échange dont le contenu m'échappe, (si seulement j'avais tout noté les jours suivants), hormis qu'elle ait reconnu, un peu gênée, qu'elle cherchait quelqu'un, un garçon, gênée comme si tout le monde pouvait deviner à quel point elle ne le connaissait pas, et pourquoi, et pour quoi elle le cherchait, et ce monsieur, c'est si étrange, qui l'a convaincue qu'elle devait descendre, aller voir, suivre son instinct, son intuition qui l'a stoppée en haut de ces marches.

Presque 22h30. J'attends le début du spectacle pyrotechnique, "subissant" celui de deux américaines bourrées, qui dansaient dangereusement au bord de la route. Et puis...

Une présence. C'est elle, là, qui arrive. Ah, merde, j'aurais dû noter en juillet, quand je savais comment raconter les minutes qui ont suivi, sans vouloir raconter les heures. J'avais les mots, je ne les ai plus, et je n'arrive pas à me concentrer. C'est moche, parce que c'était beau.

Bon bah, je publie comme ça, hein ?

 

Trinita 

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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 19:59

 

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 22:03

[Ce coup-ci, j'ai des photos, alors je mets le compte-rendu]

 

 Après les 29 mai, 19 juin, 14 juillet, 17 septembre et 15 octobre, le rendez-vous était donné le onzonzonz, donc, au Mur de la Paix sur le Champs du vieux barbu de la guerre, à 11h. Avec paraissait-il, ou plutôt était-il paru, onze minutes de silence. A Paris. Onze minutes de silence... Heureusement que c'était pas à 22h22. Mais autant casser le suspense tout de suite, il n'y a eu aucune minute de silence.

La veille au soir, grosse démotivation. Emmerdes avec la bagnole et risque de rester en rade à Paris, Défense rebutante... Je me contente de mettre mes affaires près du sac à dos, et je n'enclenche pas le radio-réveil. Mais à 6h, je décide de tenter, sans savoir si ma caisse va démarrer, si je resterai à la Défense pour la nuit, si je partirai pas trop tard et si ma caisse va redémarrer.

Après 8h, peut-être parce que je suis un peu con, c'est près de la Bastille que je me gare. Je débranche ma batterie, puis me mets en route. En route à pieds, donc plutôt en trottoir. J'arrive sur le Champs de Mars vers 9h40. Un petit peu en avance, pour le rendez-vous fixé à 11h. Il fait pas chaud, le brouillard est posé sur le deuxième étage de la tour Eiffel... Je pars vers le Trocadéro, histoire de photograhier la tour depuis là-bas. Une bonne femme vient me parler. Ou plutôt me faire des signes. Elle veut un autographe sur son papier sur lequel il est question de sourds muets et elle insiste désagréablement. Eh oh, parle-moi sur un autre ton, toi. OK. Alors, nom et prénom , Michemuche Firmin ; colonne suivante, adresse, Paris 75011, cause que je risque d'y rester ; ensuite, quoi ? elle veut de la tune ? Je lui rends son truc et l'envoie se faire mettre.

Ca y est, je suis sur l'esplanade. Il y a des gars qui vendent leurs mini-tour Eiffel pourries. Ah, bah il vous en reste ?, avais-je envie de leur dire, cause que le matin, sur France Info, j'ai entendu que les flics en avaient chopé plus de 200t dans un entrepot à Courbevoie. Je retourne vers le Mur de la Paix, recroisant la connasse avec deux types. Miracle, elle parle !

 

Pas grand monde à 11h. Quelques caméras. Je commence à me demander sérieusement si je n'vais pas me casser - ou du moins essayer - plus tôt que prévu.

Les journalistes ne sont pas forcément là pour "mon" rassemblement. Il y a un gars d'EELV - que j'ai photographié. Il m'a grillé, c'est flagrant sur la photo. Plus tard sont arrivées Eva Joly, Cécile Duflot et Dominique Voynet, avec tous plein de gens d'EELV. Deux trois gars lancent des "vous ne nous représentez pas", etc... Un peu plus tard, devant des caméras, un monsieur dira à peu près la même chose, plus d'autres, à base de "on" veut ceci, "on" veut cela... Eh bonhomme, d'où tu me représente, toi ?

Le cortège part. On aurait pu couper par le Champs de Mars, mais on fait un détour par les rues alentours. Un article du Figaro.fr décrit "joliment" la manifestation. Ou presque.

Article Figaro.fr

  Paris: 200 "indignés" manifestent

11/11/2011 | Mise à jour : 12:44 Par Le Figaro

Quelque deux-cents indignés se sont rassemblés ce matin sur le Champ de Mars à Paris, avant de partir en cortège en direction de la tour Eiffel. Ils défilaient dans le calme, chantant des slogans, suivis par une voiture de police sur une large avenue. Certains étaient déguisés en clowns, d'autres brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire notamment "Nos rêves ne tiennent pas dans les urnes", ou "Non au TAV", le train à grande vitesse italien.

 

Ca, c'est du journalisme.

 

ChampsdeMars111111

 

 

Au bout de l'avenue Foch, les flics qui nous guidaient - euh, qui nous devançaient se sont fait niquer par la tête du cortège qui, plutôt que de suivre et d'aller tout droit, a tourné pour remonter l'avenue vers l'Arc de Triomphe. Autant dire qu'on allait encore se taper un détour. Mais on s'est fait doubler par plein de véhicules policiers avec des CRS dedans. Ces derniers se sont déployés pour barrer la route. Un CRS arrive, pour se mettre en position. Je lui dis bonjour, il me répond bonjour, se détourne, et je passe. Sans même avoir à passer par la contre allée, possibilité que j'entrevoyais pour contourner le barrage. Je peux donc prendre quelques photos. Les manifestants faisant demi-tour, je vais pour repasser le barrage. "Pardon". Le CRS, (un autre), me demande "vous êtes ?" L'option "qu'est-ce que ça peut t'foutre ?" étant éliminée, j'aurais pu lui répondre "je pense", ou "Trinita", ou encore, et c'est finalement ce pour quoi j'ai opté, "bah, j'suis avec eux". Je sais pas quelle réponse l'aurait incité à ne pas me laisser passer. Je rattrappe les autres en regardant faire demi-tour un car de police qui était prêt à être chargé de nous.

 

AvenueFoch111111

  

Certains voulaient faire un sitting devant le Palais des Congrès. Ils le font, mais sont minoritaires. Nous autres, on ne voit pas l'intérêt, et on continue vers La Défense, nous faisant doubler, en sortant de la place, par plein de véhicules de police - les mêmes que tout à l'heure plus d'autres, on dirait - qui sont là pour nous.

 Nous arrivons à Neuilly. Nous arrivons à Neuilly et il n'a toujours pas été question de petite brune dans ce récit. Il n'y en aura pas.

Jusqu'à La Défense, la route sera longée, sur notre gauche, par les CRS.

'Tain, elle est mignonne cette blonde, là.

Je suggère au gars qui a le mégaphone de tenter un "Neuilly, debout, soulève-toi", juste pour le fun. Il le fait, et ça prend un peu. C'est-à-dire que d'autres reprennent le truc, mais Neuilly ne s'est pas soulevée. Et, même si je vois un immeuble de la SACEM, je ne demanderai pas de droits, (la majeure partie du texte n'étant pas de moi, d'ailleurs).

Ca y est, on arrive au parvis. Putain, il y en a des flics... Je me retrouve devant. On n'est plus très loin de l'Arche. La jolie blonde tend le bras pour que l'on fasse une sorte de chaîne. Le temps que je me démerde de mon appareil photo, (un peu gêné aussi par la situation dans laquelle je risque de me trouver, moi, mec discret), deux meufs se mettent entre la blonde et moi. La plus proche de moi tend le bras. Je ne la mets pas dans le vent. Et merde. Là, je suis comme un con.

On arrive finalement avant 14h. La rencontre avec les gens qui nous attendaient sur place était sympa.

 

Beurk111111

 

Assemblée populaire. J'ai du mal à rester assis, (à cause de mon insouplesse). A un moment, juste parce que ça m'amuse, j'essaye de photographier la jolie blonde, qui se trouve dans la foule, assise. Je le fais. Mais, c'est flagrant, elle m'a grillé. Je supprime immédiatement la photo. Je ne jouerai plus à ce petit jeu.  

ParvisBeurk111111

 Je me casse de l'Arche peu avant 17h. Sur l'avenue de l'Amiral Buix, (c'est près du bois de Boulogne), j'avais déjà vu des camionettes et des antiquités, mais pas autant que ce soir. Il y a eu une sorte de brocante, en fait. J'arrive au Trocadéro quand la tour scintille. Avec toujours la tête dans le brouillard - la tour, pas moi - ce qui créé une sorte de joli halo.

J'en vois du monde, sur le chemin ! Ca doit être connu, Paris, me dis-je.

Après 2h30 de marche, je rejoins ma voiture. Je rebranche ma batterie. Suspense... Elle démarre. Je vais repartir par le périph', même si c'est un détour à la con. A la très con, même, parce que je loupe l'entrée du périph' et... Put' de merde ! J'me retrouve sur l'A4 !

Histoire de faire des kilomètres en trop. Mais bon, dans l'ensemble, ça s'est plutôt bien passé.

GrandeLampe111111  

Trinita

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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 22:22

 

[Ce compte-rendu, je l'avais publié puis presque aussitôt supprimé, le trouvant trop long - long mais pas trop trop tordu, je crois - et pas très palpitant. Mais, étant donné qu'il n'y a pas zu de nouvel article ici depuis un mois...]

Et oui, j'ai été assez motivé pour me rendre à Gendrexils le 15. Mais, ayant laissé passer les places abordables du Thylus, j'ai fait le voyage en car. Et je m'suis dit allez, pourquoi ne pas balancer mon compte rendu sur la crique ? Je me suis finalement répondu oui, mais en modifiant quelques mots, par pudeur et amusement.

Avant de partir, j'avais divisé le week-end en 11 ou 12 étapes. C'est ce qui est souligné dans le compte-rendu.

N'ayant pas publié mes dernières notes, (d'ailleurs je n'en avais pas pour "la marche" de fin septembre), je dois expliquer à l'avance : Aux étapes 5 et 6, il est question de petites brunes. L'une, c'est une fille bien sympa avec qui j'ai marché, fin septembre, lorsque j'ai rejoins "la marche" pour une demi-étape. Je ne sais pas si on a toujours été sur la même longueur d'ondes, mais je l'ai plutôt bien aimée. L'autre, c'est une hispéenne, vue quelques jours avant l'une. J'avais trouvé qu'elle avait une jolie petite gueule, avant d'en douter. L'idée de les revoir ne me déplaisait pas.

0 - Nuit du vendredi au samedi. Avec les connards d'en bas.

Les connards sont étrangement partis assez tôt. Je ne dors tout de même pas beaucoup, mais me lève sans problème à 3h45.

1 - Chez wam/Paris + Paris/Bagnolet à pieds + "Trouver car". Ca devrait aller.

Chez wam/Paris : OK. Paris/Bagnolet : Un peu galère car je me suis planté dans mon trajet, mais OK.

Trouvage car : OK grâce aux renseignements de gens sympas.

2 - Ponctualité départ (7h30). Ne dépend pas de moi.

Le car arrive, j'y prends place... Oh putain, pourvu que personne ne s'assoie à côté de moi, sinon je me sentirais comme une sardine dans une boîte d'allumettes, dans ce réservoir à microbes.

Ca y est , il y a du monde. Derrière ça bouffe et ça tousse. A côté ça discute avec derrière.

7h39, heure du car (qui devait avancer de 4 minutes). Il démarre. J'ai déjà mal au dos. 7h42. Il bouge.

3 - Pénibilité trajet. Ne dépend pas (que) de moi...

8h16 : (Je ne sais plus où j'étais car je n'arrive pas à me relire, et j'ai pas envie de chercher). Plus que 250km, d'après un panneau. Ca va bien se passer.

La campagne, l'automne... Je défile dans de tels paysages que je ne pourrais m'endormir. De toutes façons je n'en ai pas envie.

8h38 : Gendrexils, 213km. 8h50 : 193km. 9h07: Petite pause sur l'aire de repos de Feuillère.

9h15. A2/E19. On se fait doubler par un TGV bleu. Nous entrons dans le Nord-Pas-de-Calais.

9h33. Nous passons La Scarpe. 10h03, on est à Lille et on s'arrête. Des gens descendent et d'autres montent. Ce que j'ai vu de Lille est très très moche. Mais j'imagine qu'il y a aussi de beaux endroits.

10h26. Gendrexils 99km. 10h35. Le chauffeur ne suit pas les panneaux "Gendrexils". En fait, on a fait un détour pour aller à une station essence. J'ai eu un passage difficile dans la dernière partie du voyage. Il m'a fallu prendre un bout de sucre et absorber un peu de miel. Mais dans l'ensemble, ça a été. J'ai même réussi à supporter la promiscuité. Et non pas la promise cuitée, qui est une mariée bourrée.

4 - Ponctualité arrivée. (11h45) Ne dépend pas de moi.

Arrivée vers 12h10 en gare routière de Gendrexils Nord. Durée du voyage : 4h30.

5 - Sur place : Ambiance, forme, etc... Ne dépend pas (que) de moi.

A peine trois minutes après ma descente du car, on m'interpelle. Deux jeunes gars veulent savoir si le car vient bien de Paris. A peine trois minutes plus tard, un gars vient me demander quelque chose, mais pas en français. Je lui réponds "je parle français". Et comme lui pas, j'aurais pu lui répondre "j'aime pas les épinards" qu'il serait parti pareil(lement). Dans une année, je crois qu'au moins 60 personnes m'interpellent pour avoir un renseignement, (rarement le même). Il semble que la moyenne risque de monter ici. Je vois quelques personnes concernées par le mouvement - pour ne pas dire le nom, sinon ça sert à rien qu'Aslan s'emmerde à faire des jpeg - qui m'ont l'air d'être paysbasiens. Mais je pars, vers le Parlement, où devrait avoir lieu le rassemblement d'après ce que j'ai vaguement compris d'une "info" à la radio. Je mange à peine. Plus loin, une dame vient vers moi pour me demander... Pourquoi j'ai photographié sa voiture ! Je n'avais rien photographié du tout, mon appareil photo était dans ma poche, mais elle n'a pas l'air convaincue. Zob.

Ensuite, j'erre. Je passe par une rue avec des filles en vitrines. Sûrement des magasins de lingerie engagés dans la lutte contre le chômage qui préferent embaucher de vraies mannequins. Je suis sur le trottoir d'en face, regarde un peu, juste le temps de voir qu'elles ont l'air d'allumer les passants. Bref, si j'osais, je dirais qu'elle se comportent comme des putes.

Direction le Parlement, donc. J'y suis, puis j'erre encore, prêt à retourner vers la gare. Je me dirige vers elle. Où sont-ils ? Peu après 14h, je fini par trouver un gars sympa avec qui je marche... Jusqu'au Parlement, via quelques détours, puisqu'il m'a dit qu'il n'y aurait pas de gros cortège, mais qu'il avait été décidé que les gens viendraient par groupes de 50 personnes. Sauf, on sait pas à quelle heure. J'attends.

Putain. 16h30, toujours que dalle. Une semaine à faire une pancarte. 46€ et 4h30 de car à côté d'une meuf qui m'pose ses 4kg de quart de cul sur ma cuisse, et je serais venu pour rien !? Si ça s'trouve il s'passe des trucs sympas à Paris. Et ici, si ça s'trouve aussi, ils s'sont mis d'accord pour aller ailleurs. Et là, y a des mecs derrière moi qui foutent du rap. J'sens que j'vais finir aux putes.

J'entends une dame dire qu'ils sont gare du Nord. Put' !! J'y vais. Je les rencontre peu après 17h, sur un grand boulevard. Il y a du monde. Ca va pas être facile de retrouver une petite brune là-dedans. Ni même deux. Surtout maquillées, car c'est possible qu'elles le soient.

Je ne suis plus très motivé, un peu déçu d'avoir loupé une bonne partie du truc. Mais je sors tout de même ma pancarte.

En fin de parcours, dans le parc du Saint Contenair, je reconnais des "parisiens", dont "un pote" qui me dit, en substance, qu'aujourd'hui n'était pas, selon lui, LA grosse journée immanquable.

6 - Nuit du samedi au dimanche. Alors là... Grande inconnue, (je sais juste qu'il va cailler). Improvisation.

Personne n'a vraiment remarqué ma pancarte. Il fait nuit. C'est foutu pour les petites brunes.

Tours de paroles avec traductions en français, hispéen et grand-breton. C'était sympa. Ha, elle m'excite avec son accent hispéen ! C'est fou, ça. Puis on a vu des images d'autres villes comme Madrid, New York ou Berlin. Vraiment, on aurait pu faire une ovation aux traductrices - et traducteurs - qui ont fait un sacré boulot. L'hispéenne assurant aussi, parfois, la traduction en grand-breton. (Assurant les trois langues, donc).

Une meuf a tenté de me violer. N'ayant pas vu ce qu'elle était, (jolie, pas jolie...), je lui ai fait une balayette et lui ai arraché deux dents. Avant qu'elle n'ouille vers d'autres gars, dont un qui a eu droit à une main au cul. Elle réclamait plus d'amour. [Je ne lui ai ni fait de balayette, ni arraché de dent... Je vous ai fait une blague]

Un vieux se promène avec le cul et la bite à l'air. Classe.

J'ai retrouvé la jolie hispéenne du mois dernier mais, j'cromprends pas : J'retrouve pas sa jolie petite gueule. Pas grave.

J'aide à monter une grande tente. Une grande tente avec un e. Du coup, c'est pas impossible que je m'y installe. La petite hispéenne vient me parler, en français, au hasard et vite-fait. Rien à voir avec le fait que je l'aie photographiée, un peu plus tôt, sans faire exprès en "visant" un feu de camp. Pourtant elle m'a grillé, c'est flagrant sur la photo. [Il y a un mensonge dans l'avant-dernière phrase. Et j'ai depuis supprimé la photo. Saloperie de conscience]

Plus tard, je vais "m'allonger". Mais d'autres écoutent à fond de la musique de merde, techno-rap. Je me relève plusieurs fois, mais plus à cause du froid et du manque d'envie de rester là, sous cette tente. De toutes façons, je ne dormirai pas. 2h et quelques : Un gars dit au micro qu'il y a des campeurs qui voudraient au moins baisser le volume. "Embrouille". Je me lève et vais aller leur dire de jouer des berceuses, ce qui mettrait tout le monde d'accord. (Je dois quand même être fatigué pour ne pas hésiter à faire/dire ce genre de connerie). Du coup, au premier rang des "danseurs", je vois la petite hispéenne. Merde, elle est - je sais pas si c'est le bon terme -"excitante", quand même. Elle est belle en fêtarde (?) C'est une énigme, cette fille. Je vois aussi un gars avec qui j'avais un poco marchado, fin septembre. Mais pas la petite brune.

Avant 3h, j'en ai marre de me geler les miches sous la tente. Et je ne me reposerai pas moins dehors, près d'un feu. Je cède ma place à une dame hispéenne. (Je n'me serai quand même pas trop mal démerdé, cette fois, en langues étrangères). Je me balade donc et... Et hop, qui vois-je ? La petite brune... Qui ne me reconnait pas. (Pas tout de suite). On discute vite-fait. J'évite de la saoûler. Quoiqu'elle a l'air plutôt tolérante, (puisque) je la laisse avec deux amis très très proches, dont un qui semble tenter de l'être encore plus, et un qui semble réussir.

Plus tard, je discute, près d'un feu, (du coup je vais puer la fumée), avec quelques personnes, notamment une fille bien sympathique, jusqu'après 5h40. [Ca doit être une manie, de préciser que les gens sont sympathiques]

7 - Retour : "Trouver car" + ponctualité départ (8h). Ne dépend pas (que) de moi.

Je m'en vais tranquillement vers la gare, (après avoir viré la partie liquide de mon petit déjeuner à cause de mon enculé de pseudo-thermos qui l'a bien refroidi, mon lait), réalise agréablement que je suis en train de marcher de nuit à Gendrexils, et repasse par la rue aux putes... Derrière les vitrines, c'est pas aussi jolie que la veille. Ca n'a rien à voir, mais j'arrive très en avance. Il n'est pas 7h, mon car doit partir à 8h.

Il démarre à 8h03 d'après lui. J'ai le sentiment de repartir avec quelques déceptions. Pas forcément liées à la petite brune, que j'aimais juste bien. Plutôt d'avoir loupé une partie du truc. Mais je pense que la somme des déceptions doit être inférieure à celle que j'aurais zu si je n'étais pas venu.

8 - Pénibilité trajet. Ne dépend pas (que) de moi.

Personne à côté de moi, même après l'arrêt je sais pas où. (Gand ?) Des gens dorment, ronflent. Moi, ma tête à tendance à tomber, parfois. J'ai mon walkman pour écouter la radio. Oui, walkman, pas MP3 ou i-truc. J'écoute tout et rien. Je somnole. Et puis, il faut que je regarde les paysages. Merde, on se tape un Jacky Chan. Faut pas me demander lequel, j'ai pas regardé.

9 - Ponctualité arrivée (12h30). Ne dépend pas de moi.

Arrivée à 12h29. En gros, encore 4h30 de trajet.

10 - Retour à la voiture.

1h pour rejoindre ma caisse, près de la place de la Bastille. J'espère que la môme a compris qu'elle ne m'avait pas fait mal avec sa corde à sauter, quand j'ai pas pris la peine de la contourner... Elle avait l'air gênée. (C'est bon, j'ai presque  bonne conscience maintenant).

11 - Paris, Paris...

Je fais un tour à la ménagerie du Jardin des Plantes puisque je bénéficie du tarif "profiteur de la société". (Comme en septembre, je me demande pourquoi ça s'appelle Jardin des Plantes. Parce qu'il existe des jardins pas des plantes ? Genre Jardin des Cailloux ?) Puis j'arrive quai St Bernard vers 15h30 pour une AG prévue à 16h. Une meuf quelque peu abrutie s'en prend aux passants, les insultant quasiment, car ils n'étaient pas, selon elle, à la manif de la veille.

AG, discutaille, jolies filles, conneries... Je ne détaille pas, mais je n'en pense pas moins.

Je me casse de Paris vers 21h, (je trouve un bout de papier sur mon pare-brise ; "Vous me plaisez beaucoup", etc, suivi d'un numéro de téléphone que je m'empresse de ne pas composer), et retrouve mon quartier de merde vers 22h.

J'ai bien aimé Gendrexils. (Le peu que j'en ai vu, en fait). Plus vivable, à mon goût, que Paris. Et je pense garder un souvenir plutôt positif de ce week-end, malgré les malgrés. [En fait, il n'y en a qu'un, malgré, c'est le loupage de début]

Trinita

Je vais voir si j'ai des photos "intéressantes", pour aérer...

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 00:39

 

Pif-poche-mai-1974.jpg                                                                                                  A déguster avec de la purée de châtaignes.

 

B

 


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